L'insoutenable légèreté des lettres.

Les tribulations d'une liseuse organique.

Extrait de “Aushwitz en France” d’Henri Allainmat. Citation de Nietzsche pouvant décrire les kapos.

Quand vous serez bien vieille

La vieillesse, ce n’est pas forcément l’enfoncement dans le dégoût de tout et dans l’ennui. Elle n’est pas forcément cette décrépitude insupportable qui emporte jusqu’à vos moindres désirs et vous laisse couler dans l’œil noir du souvenir.
Marc-aurèle marquait chaque jour ces petites maximes qu’il connaissait par cœur, lui permettant d’atteindre, par leur enseignement, la raison universelle. J’écrirai ici ce dont il faut que je me souvienne : la vieillesse n’est pas nécessairement une décrépitude! Je décrirais ma vieillesse, si à mon grand soulagement j’y parviens, comme une période de jouissance. Je pourrais alors faire tout ce qui avant aurait pu raccourcir le temps de mon existence, tous les excès frustrés de ne pouvoir être expérimentés faute d’en subir les conséquences. Mais s’il y a un Dieu, qu’il ne m’enracine pas dans une posture décrépite aspirant de mon sein les plus douces saveurs. Moi je voudrais rire jusqu’à ma dernière heure. J’ai pas fini.

"La poésie contemporaine ne chante plus, elle rampe."

"La poésie est une clameur, elle doit être entendue comme une musique, tout poésie destinée à n’être que lue et enfermée dans sa typographie n’est pas finie. Elle ne prend son sexe qu’avec la corde vocale, tout comme le violon qui prend le sien avec l’archet qui le touche."
Léo Ferré, préface.

“Moi aussi j’ai parfois envie de crever, tellement j’ai envie d’être fort.”

—   Romain Gary, La Vie Devant Soi.

"Heureux celui qui meurt d’aimer" clame Aragon

Aimer pour n’être plus un électron isolé, pour s’accrocher à un autre, être reconnu par lui, être vu, senti.
Aimer pour être touché, pour éprouver la tendresse, trésor de chaleur inespéré. Aimer pour se sentir empli de vie, sentir son être exister dans les yeux de l’autre, brûler pour son estime, pour sa faveur.

Se consumer pour un baiser,
Et ses mille ans de bonheur.

“Ceux qui vivent sont ceux qui luttent.”

—   Victor Hugo.  (via caro-lgd)

(Source : la-reine-est-morte, via candybreath)

Une soif véhémente me déchire la gorge, mais la bouteille refuse de s’ouvrir et résiste à tout mes assauts. C’est un peu comme le désir que j’ai pour toi, il échappe à tout contrôle.
Ton corps est composé à 65% d’eau, et j’ai soif.

“Pire qu’une déception, la guerre devenait pour eux une trahison. Trahir leur idéal artistique pour devenir fantassin. Trahir des années d’études pour transporter une mitraillette. Trahir ce long travail de construction de soi pour se réduire à un numéro dans un corps d’armée. Et surtout, trahir cet ajout généreux de nouveaux êtres au monde qu’est l’activité créatrice, pour s’enrôler dans une tuerie généralisée, une œuvre de destruction, la fuite en avant dans le vide.”

—   Éric-Emmanuel Schmitt - La Part de l’Autre

Minor Swing - Django Reinhardt & Stéphane Grappelli - YouTube

Bref instant de jazz en passant en voiture sur les routes désertes bordées de lavandes.

“Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde.”

—   Albert Camus (via lexxsedlexxx)

(Source : lexxsedlexx)

Il n’est de plus beaux adieux

Tu es la lumière à ma porte. L’ombre d’espoir des célestes matins. Frêle, lentement le lien qui nous uni vieilli et crée à sa suite un carcan de douceur. Il
n’est de plus beaux adieux que ceux qui promettent le bonheur. Tu es mien. Il n’y a, en ce jour, rien de plus fort.

“J’aime qui m’éblouit puis accentue l’obscur à l’intérieur de moi.”

—   Rougeur des matinaux; René Char (via envertudelamour)

(Source : iconophages, via envertudelamour)

Nanterre, les immeubles longs, et gris, qui percent le ciel, et passant rapidement, la tête basse, le dos voûté, soudain une odeur de pin qui rappelle les Landes, un parfum de rosée.

Plus loin près d’un peu de terre dans les buissons ternes, une senteur salée lève son voile sous la brise légère : on croirait la mer.

J’ai cru un instant que je m’étais envolée, loin de cette terre bitumée.

“L’avenir à chaque instant presse
Le présent d’être un souvenir.”

—   Louis Aragon , Les amants de Magnitogorsk (via feuille-d-automne)
Mallarmé